Imminence et son violon, le metalcore autrement

20 octobre 2026

Un musicien de l'imminence band joue du violon sur scène, éclairé par des lumières bleues et blanches.

Table des matières

Entre violon classique, refrains mélodiques et déferlantes de metalcore, Imminence a trouvé une formule qui ne ressemble à aucune autre sur la scène européenne. Je vous propose ici un repère complet pour comprendre l’histoire du groupe suédois, son identité musicale, les albums à écouter en priorité et les occasions de le voir en France.

L’essentiel à retenir sur Imminence

  • Origine : un groupe suédois né à la fin des années 2000 autour d’Eddie Berg et Harald Barrett.
  • Signature sonore : le metalcore rencontre le violon, les textures post-hardcore et une forte dimension cinématographique.
  • Album idéal pour commencer : The Black, paru le 12 avril 2024.
  • Formation actuelle présentée par le groupe : Eddie Berg, Harald Barrett, Alex Arnoldsson et Christian Höijer.
  • En France : après le Hellfest 2025, une date au Festival 667 est annoncée en 2026 et un concert au Zénith de Paris en janvier 2027.

Un violoniste tatoué, membre du groupe imminence, joue avec passion sous les projecteurs.

Un groupe suédois qui s’est construit sur une idée simple et risquée

Imminence vient de Trelleborg, dans le sud de la Suède, avec des racines artistiques liées à la région de Malmö. Le projet prend forme à la fin des années 2000 autour du chanteur et violoniste Eddie Berg et du guitariste Harald Barrett. Leur ambition initiale était assez directe, mais sa réalisation demandait beaucoup de travail : faire vivre leurs propres chansons sur scène.

Le groupe a avancé de manière très indépendante, en investissant dans ses enregistrements, ses clips, son matériel et ses tournées. Cette démarche explique en partie le lien très fort entretenu avec son public. Imminence ne donne pas l’impression d’avoir ajouté un violon pour se distinguer artificiellement : l’instrument fait partie de son langage émotionnel.

La formation présentée sur les supports officiels réunit Eddie Berg au chant et au violon, Harald Barrett et Alex Arnoldsson aux guitares, ainsi que Christian Höijer à la basse. C’est une configuration qui permet au groupe de passer d’un morceau presque fragile à un mur de guitares sans perdre sa cohérence.

Le violon n’est pas un gadget dans leur metalcore

Chez Imminence, le violon peut introduire une mélodie, doubler une ligne vocale ou porter le morceau pendant un passage instrumental. Il n’est donc pas cantonné à quelques secondes décoratives. C’est cette utilisation structurelle qui distingue le groupe d’une formation de metalcore simplement accompagnée par des arrangements symphoniques.

Le résultat repose sur plusieurs contrastes. Les voix claires apportent de l’espace, les screams augmentent la tension et les guitares donnent au morceau sa force physique. Au milieu, le violon ajoute une couleur mélancolique qui rappelle parfois la musique classique, le post-rock ou certaines bandes originales de films. La force du groupe vient de cette opposition entre délicatesse et brutalité.

Je trouve aussi réducteur de classer Imminence dans le seul metal symphonique. La structure des titres reste très proche du metalcore moderne, avec des breakdowns, des refrains immédiatement mémorisables et une production massive. Les influences évoquées autour du groupe vont d’In Flames à Linkin Park, avec des touches plus atmosphériques qui peuvent rappeler Sigur Rós ou Bon Iver.

À qui cette musique peut-elle plaire ?

Les amateurs de metalcore mélodique y trouveront des repères familiers, mais le groupe peut aussi toucher un public attiré par les arrangements de cordes et les ambiances sombres. Si vous aimez Bring Me The Horizon pour ses contrastes, Architects pour l’intensité ou une approche plus émotionnelle du post-hardcore, Imminence mérite clairement une écoute.

En revanche, il ne faut pas attendre une musique constamment agressive. Certains passages privilégient la respiration, les nappes et les voix claires. Cette alternance est précisément ce qui donne du relief aux morceaux, même si elle peut dérouter ceux qui recherchent un metalcore très rapide et sans détour.

Par quels albums commencer pour comprendre leur évolution

La discographie du groupe permet de suivre une progression assez nette. Les premiers enregistrements posent les bases du metalcore mélodique, tandis que les albums plus récents développent une identité plus théâtrale et plus ambitieuse. Je conseille de ne pas commencer par une playlist composée uniquement de singles : les albums fonctionnent mieux quand on suit leur dynamique complète.

Album Année Pourquoi l’écouter
I 2014 Le point de départ pour entendre les premières fondations du groupe.
This Is Goodbye 2017 Une étape importante dans l’affirmation du metalcore mélodique.
Turn the Light On 2019 Un disque plus accessible, porté par des refrains forts et des atmosphères contrastées.
Heaven in Hiding 2021 Une œuvre plus sombre et directe, idéale pour découvrir leur intensité moderne.
The Black 2024 Le disque le plus ambitieux pour saisir l’équilibre entre violence, mélodie et violon.

Mon parcours d’écoute conseillé

Pour une première approche, je commencerais par Heaven in Hiding, puis j’enchaînerais avec The Black. Le premier montre une facette très efficace du groupe, tandis que le second développe une atmosphère plus ample et plus dramatique.

Turn the Light On constitue une bonne porte d’entrée pour celles et ceux qui préfèrent les refrains immédiatement accrocheurs. À l’inverse, The Black demande un peu plus d’attention, notamment grâce à sa construction en plusieurs tableaux et à ses titres comme “Come Hell or High Water”, “The Call of the Void” et “The Black”.

Le groupe a également proposé en 2025 une édition étendue intitulée The Return of The Black. Je la considère davantage comme un prolongement du cycle de l’album que comme le meilleur point de départ. Elle intéressera surtout les auditeurs qui souhaitent explorer les versions alternatives, les remixes et les collaborations vocales.

Pourquoi Imminence prend une autre dimension sur scène

La musique du groupe a été pensée pour produire un impact physique en concert. Les passages calmes créent une attente, puis les guitares et les cris libèrent cette tension. Le violon joue un rôle important dans ce mécanisme, car il peut rester audible au-dessus de la masse sonore et donner aux morceaux une couleur reconnaissable dès les premières mesures.

Les concerts ne reposent donc pas uniquement sur la puissance du son. Ils misent aussi sur une mise en scène sombre, des montées progressives et une forte implication émotionnelle. Le spectacle capté au Hellfest 2025 a bien montré cette capacité à toucher un public de festival tout en conservant l’énergie d’un concert de metalcore.

À mes yeux, c’est là que le groupe évite le piège du concept original mais limité. Le violon attire l’attention la première fois, mais ce sont la qualité des refrains et la gestion des contrastes qui donnent envie de revenir. Sans bonnes chansons, cette combinaison aurait vite ressemblé à un simple effet de style.

Les rendez-vous à surveiller en France

Imminence dispose déjà d’un public français fidèle. Le groupe s’est produit à plusieurs reprises à Paris, notamment à La Boule Noire, au Bataclan et à la Salle Pleyel. La date parisienne de décembre 2025 s’inscrivait dans une série spéciale autour de The Black Finale, avec une approche acoustique et un ensemble à cordes.

Pour 2026, le rendez-vous français annoncé le plus concret est le Festival 667 à Cercoux, le 7 août. Comme toujours avec les festivals, les horaires et la programmation peuvent évoluer. Il vaut mieux vérifier les informations de l’organisateur avant de réserver un trajet ou un hébergement.

Une nouvelle venue en France est également annoncée le 16 janvier 2027 au Zénith Paris-La Villette, avec August Burns Red. Cette affiche devrait séduire les amateurs de metalcore moderne, mais l’intérêt d’Imminence est justement de proposer une expérience différente au sein d’une programmation très lourde.

Lire aussi : Trust - Le guide ultime du hard rock français emblématique

Comment profiter au mieux d’un concert

  • Écoutez au moins un album complet avant le spectacle pour mieux saisir les transitions entre les titres.
  • Arrivez suffisamment tôt si vous souhaitez voir la première partie et comprendre l’ambiance générale de la soirée.
  • Prévoyez des protections auditives, surtout dans une salle de grande capacité où le volume peut être élevé.
  • Ne vous attendez pas à une setlist entièrement centrée sur le violon : les morceaux les plus directs et les plus lourds occupent aussi une place importante.

Ce qui rend Imminence important dans la scène alternative

Le groupe prouve qu’une formation peut intégrer un instrument classique sans abandonner l’énergie du metal moderne. Il ne cherche pas à choisir entre l’élégance et la brutalité : il utilise les deux pour construire une émotion plus large. Cette liberté de composition est son véritable avantage, bien plus que la présence du violon prise isolément.

Pour découvrir le groupe, je recommande donc une écoute progressive. Commencez par quelques titres accessibles, poursuivez avec Heaven in Hiding, puis accordez à The Black une écoute sans interruption. Vous comprendrez alors pourquoi Imminence séduit à la fois les habitués des grandes scènes metal et les auditeurs attirés par une musique plus mélodique.

En France, son développement est particulièrement intéressant à suivre, car les passages en festival et les concerts en salle montrent deux facettes complémentaires du projet. Sur une grande scène, le groupe impressionne par son ampleur. Dans une salle plus proche du public, il peut faire ressortir la fragilité et la tension qui donnent à ses chansons leur vraie profondeur.

Questions fréquentes

Le groupe intègre le violon au cœur de ses compositions, et non comme un simple ornement. L’instrument accompagne les mélodies, les voix claires, les screams et les breakdowns, créant un contraste entre délicatesse et puissance.

Heaven in Hiding constitue une première porte d’entrée efficace, avant d’écouter The Black pour découvrir l’équilibre entre violence, mélodie et violon. Turn the Light On convient davantage aux auditeurs qui recherchent des refrains immédiatement accrocheurs.

La formation réunit Eddie Berg au chant et au violon, Harald Barrett et Alex Arnoldsson aux guitares, ainsi que Christian Höijer à la basse. Cette configuration permet au groupe d’alterner passages intimistes et murs de guitares.

Le groupe est annoncé au Festival 667 à Cercoux le 7 août 2026, puis au Zénith Paris-La Villette le 16 janvier 2027 avec August Burns Red. Les horaires et les informations pratiques doivent être vérifiés auprès des organisateurs.

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Benjamin Collet

Benjamin Collet

Je m'appelle Benjamin Collet et j'ai sept ans d'expérience dans le domaine des festivals, des musiques alternatives et de la culture. Mon intérêt pour ces sujets a commencé dès mon adolescence, lorsque j'ai découvert la richesse et la diversité des scènes musicales en dehors des sentiers battus. Depuis, je me consacre à explorer et à partager les histoires qui se cachent derrière ces événements uniques et les artistes qui les animent. J'écris principalement sur les festivals émergents, les tendances musicales innovantes et les initiatives culturelles qui méritent d'être mises en lumière. Je m'efforce de fournir des informations claires, précises et à jour, en vérifiant mes sources et en comparant les points de vue pour offrir une perspective enrichissante. Mon objectif est de rendre ces sujets accessibles à tous, en simplifiant des concepts parfois complexes et en organisant les connaissances de manière cohérente. Je suis ravi de contribuer à la communauté de badger-festival.fr et d'échanger autour de ces passions communes.

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