Quand on veut retrouver AC/DC sans parcourir toute sa discographie, une question revient vite : quel est le disque le plus récent du groupe et mérite-t-il vraiment une écoute attentive ? En 2026, la réponse reste Power Up, paru le 13 novembre 2020. Je reviens ici sur sa place dans l’histoire du groupe, ses morceaux essentiels, son style et la meilleure manière de le comparer aux grands classiques.
L’essentiel à retenir sur le dernier album d’AC/DC
- Power Up est le 17e album studio d’AC/DC.
- Il est sorti le 13 novembre 2020, six ans après Rock or Bust.
- Le disque compte 12 titres et conserve le son hard rock traditionnel du groupe.
- Les morceaux s’appuient en partie sur des idées composées par Angus et Malcolm Young.
- Pour commencer l’écoute, je recommande « Realize », « Shot in the Dark » et « Demon Fire ».

Power Up reste le dernier album studio d’AC/DC
Power Up, parfois écrit PWR/UP, est bien le dernier album studio publié par AC/DC. En 2026, aucun disque studio plus récent n’a remplacé ce 17e opus dans la discographie du groupe. Il succède à Rock or Bust, sorti en 2014, et marque le retour d’une formation que beaucoup pensaient fragilisée par plusieurs années mouvementées.
L’album a été enregistré à Vancouver avec le producteur Brendan O’Brien, déjà associé à la période moderne du groupe. Sa durée reste raisonnable, autour de 41 minutes, ce qui lui évite de s’étirer inutilement. C’est un détail que j’apprécie particulièrement chez AC/DC : les morceaux vont à l’essentiel et laissent peu de place au remplissage.
Le titre Power Up résume assez bien l’intention. On y retrouve les guitares tranchantes d’Angus Young, la voix reconnaissable de Brian Johnson, une batterie carrée et des refrains conçus pour être repris en concert. Le groupe ne cherche pas à réinventer le hard rock, il remet en marche une mécanique qui fonctionne depuis des décennies.
Pourquoi cet album compte dans l’histoire du groupe
Power Up n’est pas un disque conceptuel et ne raconte pas une histoire suivie. Son importance vient plutôt de son contexte. Il s’agit du premier album d’AC/DC après la disparition de Malcolm Young, guitariste, cofondateur et principal partenaire d’écriture d’Angus.
Plusieurs chansons reprennent des idées travaillées par les deux frères avant la maladie de Malcolm. Cela donne à l’album une dimension presque testamentaire, sans transformer les morceaux en hommage appuyé. À mes oreilles, cette retenue est une force : le groupe célèbre son héritage en jouant du rock, pas en le commentant.
La formation réunit Brian Johnson au chant, Angus Young à la guitare solo, Stevie Young à la guitare rythmique, Cliff Williams à la basse et Phil Rudd à la batterie. Cette combinaison explique en grande partie la cohérence du disque. Le son est immédiatement identifiable, mais il ne ressemble pas à une compilation de titres anciens recollés les uns aux autres.
Le contexte explique aussi pourquoi l’album a été accueilli comme un retour important. Après les problèmes de santé de Brian Johnson, les difficultés judiciaires de Phil Rudd et le départ de Cliff Williams de la scène, la simple existence d’un nouvel album avait déjà quelque chose de remarquable.
Les morceaux à écouter en priorité
Le disque contient 12 titres, avec une alternance entre morceaux rapides, refrains plus larges et passages légèrement plus sombres. Voici l’ordre dans lequel je conseillerais de l’aborder lorsqu’on découvre la période récente du groupe.
- « Realize » ouvre l’album avec un riff direct et un refrain très efficace. C’est la meilleure porte d’entrée pour retrouver immédiatement l’ADN d’AC/DC.
- « Shot in the Dark » est le single le plus accessible. Sa construction est simple, mémorable et particulièrement adaptée à une écoute en voiture ou à un concert.
- « Demon Fire » apporte davantage de tension. Le morceau avance sur une rythmique insistante et rappelle le versant le plus nerveux du groupe.
- « Through the Mists of Time » se distingue par une atmosphère plus ample. Le titre offre une respiration bienvenue au milieu des morceaux les plus agressifs.
- « Kick You When You’re Down » possède une énergie brute et un refrain immédiatement reconnaissable. C’est l’un des titres qui fonctionne le mieux lorsque le volume monte.
- « Code Red » ferme l’album sur une note tendue et musclée. Je le trouve plus intéressant après plusieurs écoutes qu’au premier passage.
Les autres titres, comme « Rejection », « Witch’s Spell », « Wild Reputation », « No Man’s Land », « Systems Down » et « Money Shot », prolongent cette même ligne. Ils n’ont pas tous la force d’un classique comme « Back in Black », mais l’ensemble reste remarquablement homogène, ce qui est plus important pour un album complet.
Comment Power Up se compare aux autres albums récents
La comparaison la plus naturelle se fait avec Rock or Bust et Black Ice. Ces trois albums appartiennent à la période tardive du groupe, mais ils ne produisent pas exactement le même effet.
| Album | Année | Ce qui le distingue | Pour quel auditeur |
|---|---|---|---|
| Power Up | 2020 | Son compact, riffs directs, forte continuité avec l’héritage du groupe | Pour découvrir l’AC/DC actuel |
| Rock or Bust | 2014 | Format court et énergie immédiate | Pour une écoute rapide et efficace |
| Black Ice | 2008 | Album plus long et plus varié | Pour explorer davantage de nuances |
| Back in Black | 1980 | Classiques majeurs et production historique | Pour comprendre le statut du groupe |
Power Up n’a pas la portée historique de Back in Black et ne cherche pas à rivaliser avec lui. Ce serait une comparaison injuste. En revanche, il réussit quelque chose de plus précis : proposer un album tardif cohérent, énergique et immédiatement identifiable, sans donner l’impression d’un simple produit nostalgique.
Face à Black Ice, il paraît plus resserré et moins aventureux. C’est à la fois sa limite et son avantage. Je le recommande davantage à quelqu’un qui veut retrouver la puissance classique d’AC/DC qu’à une personne qui attend une évolution radicale du style.
Quelle place lui donner dans une discographie d’AC/DC
Pour écouter le groupe dans le bon ordre, je conseille de commencer par Highway to Hell et Back in Black, puis de passer à The Razors Edge, Black Ice, Rock or Bust et enfin Power Up. Cette progression permet d’entendre ce qui a changé dans la production tout en repérant les éléments restés constants.
Il faut aussi éviter une confusion fréquente. Power Up est un album studio, pas un disque live ni une compilation. Pour entendre la puissance du groupe sur scène, mieux vaut se tourner vers AC/DC Live ou Live at River Plate. Pour comprendre son influence historique, Back in Black reste le passage obligé.
Le support choisi modifie légèrement l’expérience. Le streaming permet de comparer rapidement les périodes et d’écouter les 12 titres dans l’ordre. Le vinyle donne davantage envie de consacrer une écoute entière au disque, tandis que le CD reste un choix pratique pour conserver un format physique à un prix généralement plus raisonnable.
Mon conseil est simple : ne commencez pas par chercher un nouveau Back in Black. Écoutez plutôt Power Up comme le témoignage d’un groupe qui assume son langage musical. Avec cette attente réaliste, ses qualités ressortent beaucoup mieux.
Ce que cet album laisse après plusieurs écoutes
Power Up est le dernier chapitre studio connu d’AC/DC et une synthèse convaincante de sa formule. Il ne bouleverse pas la discographie, mais il confirme que les riffs, les refrains et l’interprétation de Brian Johnson peuvent encore produire un album solide après près d’un demi-siècle de carrière.
Pour une première écoute, lancez « Realize », poursuivez avec « Shot in the Dark », puis écoutez le disque sans passer les morceaux. C’est ainsi que Power Up révèle le mieux son intérêt : non comme une révolution, mais comme un retour électrique, maîtrisé et fidèle à l’esprit d’AC/DC.